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![]() Village et paroisse |
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Histoire du village
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St-Côme-de -Kennebec
Érection canonique, le 29 septembre 1888
Située à 110 Kilomètres au sud de Québec, la paroisse de St-Côme-de-Kennébec est bornée aunord par l'Assomption (St-Georges), à l'est par St-Zacharie, au sud par St-Théophile et à l'ouest par St-René. La rivière du Loup, un affluent de la Chaudière, la traverse.
L'évolution de cette paroisse est intimement liée au développement du chemin de Kennébec (Kennebec road), construit de 1815 à 1830, entre les établissements beaucerons de St-Georges et le Maine, permettant ainsi de favoriser la mise en valeur des terres traversées par cette voie de communication. Afin de s'assurer de l'entretien de la route par les futurs colons, les autorités coloniales entreprennent de faire arpenter et de concéder des terres à partir de 1825. Les cantons de Jersey et de Linière, situés le premier du côté ouest de la rivière du Loup et le second du côté opposé, sont respectivement érigés en 1829 et en 1852.
Lespremiers habitants sont des anglophones protestants, principalement des irlandais presbytériens. Les canadiens français n'affirment vraiment leur présence qu'à partir des années 1840.Les premières années s'avèrent difficiles. Les départs sont nombreux, la pauvreté est la règle et la colonisation ne progresse que fort lentement.
Désservie par le curé de St-Georges, la mission de Kennébec se dote d'une chapelle en 1860 et prend le nom de St-Côme en 1863 ou peu avant ( on ne connaît pas l'origine du choix du patron ). L'arrivée d'un curé résident en 1871 et l'ouverture des régistres d'état civil, le 15 octobre de la même année marquent un tournant décisif. Toutefois, ce n'est que le 29 décembre 1888 que la paroisse de St-Côme est officiellement érigée par les autorités religieuses. Son territoire couvre une partie importante des cantons de Linière et de Jersey. Il subira plusieurs amputations au fil des ans. Des portions sont détachées pour devenir une partie des nouvelles paroisses de Saint-Philibert (1919) et de Saint-René (1941) ou pour être annexées à l'Assomption (Saint-Georges) (1953) et à Saint-Théophile (1943, 1946). L'église etle presbytère actuels sont terminés en 1891.
Rattachée en 1845 à la municipalité de Metgermette, puis à celle de Linière en 1855, le territoire de Saint-Côme s'en sépare le 24 juin 1892, pour former la municipalité de paroisse de Saint-Côme-de - Kennébec Le 20 septembre 1912, le village de Linière se détache de cette dernière.
La population de Saint-Côme dont les activités économiques sont à l'origine liées au secteur agro-forestier, passe de 890 habitants en 1871, à 2190 en 1941 et à un peu plus de 3000 en 1987. Pendant ce temps, les Canadiens français catholiques accroissent rapidement leur importance numérique. Minoritaires en 1851, ils forment avec quelques familles irlandaises catholiques, la totalité dela population dès le début des années 1950. En fait, même à leur apogée, les protestants n'ont guère dépassé 200 âmes. Isolé, ce noyau concentré surtout près de la frontière américaine se désagrège rapidement et ses membres se dispersent à travers le Canada et les Etats-Unis. Un fort groupe s'établit dans la région de Lennoxville près de Sherbrooke.
Dans son ensemble, la croissance de la population a été ralentie à plusieurs reprises par l'exode vers les Etats-Unis et vers d'autres localités québécoise. De même, des épidémies comme celle de diphtérie en 1894 causent des pertes démographiques importantes, Saint-Côme est aujourd'hui une localité dynamique et l'avenir s'annonce prometteur.
Saint-Côme
Côme et son frère Damien étaient deux médecins originaires d'Arabie, Ils décidèrent de partir à Tyr en Syrie pour y exercer leur profession. S' inspirant de la parole de Jésus: "vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement" (Mt 10,8), ils prodiguaient des soins sans se faire payer. Mais en plus de soigner les corps, ils travaillaient à convertir le coeur de leurs patients.
Leur réputation s'étendit et lors de la persécution deschrétiens, sous le règne de Dioclétien, ils furent martyrisés de plusieurs façons pour finalement être décapités.
Aujourd'hui, on invoque Côme et Damien comme patrons des médecins.